Nous sommes tous d’accord pour dire que le cerveau n’est pas fait pour rester assis 6 heures par jour ! Pourtant c’est ce que nous demandons aux élèves… Combien de fois j’ai pu entendre « ils n’arrivent plus à se concentrer » « ils ne savent plus écouter » « il ne sait pas rester assis sans bouger » …
Trop souvent le mouvement est vu comme une distraction, alors qu’il est en réalité un formidable allié pour la concentration, la mémorisation et la gestion émotionnelle. Dans cet article, je vous propose de découvrir comment le rythme, la coordination et les activités motrices stimulent le développement des connexions neuronales, en particulier dans les zones liées à la concentration, la mémoire de travail et l’organisation. Ce n’est pas un hasard si de nombreux enfants dit « dys », avec un TDAH (Trouble de l’attention avec hyperactivité) ou en décrochage, retrouvent des capacités d’attention et de compréhension lorsqu’on réintroduit le mouvement dans leurs routines d’apprentissages.
Corps et cerveau
Le cerveau ne fonctionne pas en vase clos. Il est nourri par ce que vit le corps : respiration, posture, gestes… Des études en neurosciences montrent que le mouvement stimule l’attention, favorise la circulation sanguine et améliore l’oxygénation du cerveau. Le rythme, quant à lui, structure le temps et aide à organiser ses pensées.
Le rythme : un outil de structuration et de concentration
Le rythme n’est pas réservé à la musique. Il peut être utilisé pour ancrer les apprentissages, améliorer la mémoire de travail ou encore aider à la concentration. Des activités simples comme taper dans les mains en suivant une pulsation, marcher en rythme ou faire rebondir une balle peuvent servir d’outils pédagogiques puissants, notamment pour les enfants avec des troubles de l’attention.

Le mouvement, catalyseur d’apprentissage
Bouger active les connexions neuronales. En clair : plus on bouge, mieux on apprend. Saviez-vous qu’une simple balle peut devenir un allié pédagogique ? Un objet simple pour travailler la coordination, la synchronisation œil-main mais aussi la mémorisation. Ce sont des exercices que j’utilise en séance pour aider les enfants à développer leur attention, leur mémoire de travail ou leur organisation.
Une approche multisensorielle permet souvent de débloquer ce qui résiste dans les apprentissages.
Idées concrètes à mettre en place facilement
Faire rebondir une balle à chaque réponse dans une table de multiplication.
Marcher en rythme tout en récitant une poésie ou une règle de grammaire.
Créer des mini-parcours avec sacs de sable à déplacer en respectant des consignes simples (droite/gauche, couleurs, formes…)
Introduire des rituels moteurs rythmés en début de séance pour favoriser l’ancrage et la concentration.
En tant que praticienne en psychopédagogie, j’utilise ces approches corporelles pour accompagner les enfants et les ados qui rencontrent des difficultés scolaires. A travers des activités rythmées, motrices et ludiques, on travaille la mémoire de travail, l’attention, l’inhibition… bref, toutes ces fameuses fonctions exécutives qui agissent en coulisses des apprentissages.
Et le meilleur ? L’enfant reprend confiance en ses capacités, parce qu’il bouge, il réussit et il comprend enfin comment il fonctionne.





